« Sentir sur mon cou le souffle et l’ardeur, autour de ma poitrine l’embrassade »

Cyril Dion, militant écologiste, était l’invité d’Augustin Trapenard, dans son émission Boomerang du 8 avril sur France Inter. Réalisateur du documentaire « Demain », il est poète, écrivain, citoyen engagé et garant de la Convention citoyenne pour le climat. Autant de casquettes que de talents ! D’ailleurs, les auditeurs de France Inter s’en sont régalés lors de l’émission : il a lu à l’antenne un texte inédit en faveur de la protection de la Nature, protectrice des épidémies. Bonus, il était accompagné de Sébastien Hoog à la guitare. Un duo qui a fait un boomerang ! A écouter sur le site de France Inter

Rien qu’une prière. […]

Ne plus faire cas du moindre contact. Ne plus me dissocier. Ne plus ériger à chacun de mes gestes de nouvelles barrières. 

Mais revenir au monde, aux millions de mains, aux peaux… De l’air, aux pulsations familières. 

Sentir sur mon cou le souffle et l’ardeur, autour de ma poitrine l’embrassade. […]

Tout ceci n’est pas qu’une histoire de climat, de croissance, de forêts dévastées.

Pas qu’une histoire de capitalisme, de libéralisme, d’espèces en déroute… 

Tout ça, c’est aussi une histoire d’amour, une histoire d’amour qui a salement tourné ». 

Un poème touchant que Cyril Dion a partagé à l’antenne pour alerter et nous mobiliser : préservons la biodiversité pour réduire les chances d’être à nouveau confrontés à une nouvelle pandémie. Selon le poète engagé, si les forêts sont détruites, les animaux vont trouver refuge près des hommes. Les maladies auront plus de chance de se transmettre des uns aux autres. D’autre part, certaines espèces animales quand elles reçoivent un virus, cessent de le transmettre. Ces espèces « cul-de-sac », comme Cyril Dion les nomme, doivent donc être préservées.