Non, l’étiquette bio ne garantit pas toujours un meilleur produit

Le magazine 60 millions de consommateurs a décidé de comparer de nombreuses références en magasin. Si le bio s’en sort mieux que le conventionnel, ce n’est pas toujours le cas.

Le bio jouit d’une réputation flatteuse. Il serait meilleur pour la santé, de qualité supérieure… ce qui justifierait son prix souvent plus élevé. Ces vérités couramment admises sont relativisées par 60 millions de consommateurs dans sa dernière étude. L’organisme a décidé d’étudier et de comparer plus de 100 références de produits bio et non bio. Surprise: les résultats sont plus contrastés qu’on pourrait se l’imaginer. Si «les produits bio transformés comptent souvent moins d’ingrédients et ne contiennent quasiment pas de pesticides et d’additifs» le magazine pointe «que le bio n’est toutefois pas toujours la première option à choisir».

La question se pose en particulier pour les produits transformés. Outre les pesticides, la composition doit être prise en compte ainsi que la qualité et le ratio des produits utilisés. Et le bio peut être largement battu. Avec par exemple, des soupes bio qui contiennent beaucoup plus d’eau que celles conventionnelles ou des pains complets bio plus pauvres en farine complète que leurs équivalents conventionnels.

Le bio moins cher n’est pas un «sous-bio»

Il existe aussi de nombreux produits dans lesquels le bio s’en sort haut la main face à la concurrence du conventionnel. C’est le cas du riz. L’organisme a ainsi étudié 20 références. Des traces de pesticides n’ont été retrouvées que dans un seul riz bio, mais dans plus de la moitié des riz conventionnels. Particulièrement les moins chers.

Dans la plupart des cas les traces révèles sont très faibles et en dessous des seuils réglementaires. Des exceptions existent toutefois. «Le produit le plus préoccupant est le riz long grain de Carrefour» écrit 60 millions de consommateurs, «nous y avons trouvé du bromopropylate, un pesticide interdit, classé cancérogène probable, en quantité largement supérieure au seuil légal».

Moins cher ne veut pas toujours dit moins bio. 60 millions de consommateurs montre que «la grande distribution propose des produits moins chers que ceux des marques nationales» entre 15 et 30% inférieurs. Mais elles ne sont pas un «sous-bio». En effet les conditions d’obtention du logo Agriculture Biologique (AB), sont les mêmes pour tous et dépendent du règlement européen. En revanche le prix peut s’expliquer par un plus faible «effort sur la qualité nutritionnelle, l’origine, le commerce équitable…» pointe l’association.