Peu de trafic dans les airs, des aéroports et un ciel trop calmes. Et si on en restait là?

VU D’AILLEURS – Qui voudrait encore prendre l’avion, et pour quelle raison? L’économie mondiale a prouvé qu’elle se portait très bien sans une telle activité.

Par Paulina Wilk (Gazeta Wyborcza).

Selon l’Organisation de l’aviation civile internationale, le trafic aérien a chuté de 60% en un an. 1,8 milliard de personnes ont pris l’avion en 2020, contre 4,5 milliards l’année précédente.

On aimerait applaudir, puisque voler est un exploit de l’humanité, un rêve devenu réalité pour chaque enfant qui observe le ciel en s’exclamant : « Monsieur Pilote, Monsieur Pilote ton avion tombera dans ma hotte ! » Sauf que cet amusement a été dépourvu de l’émerveillement depuis bien longtemps, converti en argent et indicateurs. Notre absence dans les airs est une perte pour l’industrie aéronautique. Un énorme potentiel de profit non réalisé. Les valises défaites, les coussins repose tête en mousse non achetés, les sandwichs sans saveur non consommés représentent, ensemble quelque 370 milliards de dollars, auxquels on peut ajouter 130 milliards de dollars perdus pour les services connexes.

Selon Eurocontrol, l’encombrement de l’espace aérien n’est

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