L’Europe spatiale s’apprête à lancer « Quantum », premier satellite « flexible »

L’Europe spatiale s’apprête à lancer, vendredi depuis la base de Kourou en Guyane, « Quantum », le premier satellite commercial « flexible » qui pourra être reprogrammé en orbite. Construit par Airbus Defence System, ce satellite nouvelle génération, de plus en plus numérique (avec des capacités embarquées à bord), pèse 3,5 tonnes et est capable d’être reprogrammé en orbite pour différentes missions.

« Aller vers des zones plus étendues sur Terre »

À tout moment, ce satellite pourra être reconfiguré et desservir n’importe quelle région du globe, contrairement à la plupart des satellites existants. À bord, une nouvelle antenne lui permet de changer de zone géographique, tout en restant fixe dans le ciel, à 36.000 kilomètres d’altitude. Par exemple, une compagnie de paquebots pourra utiliser ce satellite pour fournir un internet haut débit à ses clients ; des forces armées en intervention dans un pays étranger, sous l’égide de l’ONU, pourront communiquer dans n’importe quelle zone dans le monde.

« Avec ce satellite on va encore un étape plus loin », explique Élodie Viau, la directrice des télécommunications à l’Agence spatiale européenne. « Le faisceau du satellite est capable de faire des spots et des zones locales, ou alors d’aller vers des zones plus étendues sur la Terre pour un service plus étendu et d’adapter ça à un temps réel. »

En effet, la reconfiguration de ce satellite pour une nouvelle mission ne prendra que quelques minutes. Le coût de cet appareil s’élève à 200 millions d’euros, avec à la fois un financement privé et public, dont 80 millions d’euros investis par l’Agence spatiale européenne.