pourquoi le prix de certains paquets est en baisse

À partir de ce mercredi 1er septembre, le prix de certains paquets de cigarettes passe sous la barre symbolique des dix euros.

Cette diminution ne passe pas inaperçue, dans un contexte de hausse régulière ces dernières années. En effet, certains paquets de cigarettes voient leur prix baisser, en ce mercredi 1er septembre. Moins vingt centimes d’euros pour les Camel Black ou Blue, de même que pour les Winston Xsphere. Moins dix centimes pour les Lucky Strike Bleu ou les Vogue L’Originale Verte Claire.

Certaines cigarettes tombent ainsi sous la barre symbolique des dix euros, soit l’objectif fixé initialement par le gouvernement d’Emmanuel Macron dans sa volonté de lutter contre le tabagisme. Pour cela, les taxes sur le tabac – qui représentent plus de 80 % du prix du paquet – ont progressivement augmenté depuis 2017. L’an dernier, l’État est parvenu à ses fins, puisque de nombreux paquets, parmi les plus vendus, ont atteint les dix euros. À titre de comparaison, en mars 2018 le prix moyen tournait autour des huit euros.

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Gel de la fiscalité en 2021 et 2022

Depuis la décision de l’exécutif de geler la fiscalité sur le tabac en 2021 et 2022, les baisses de prix ne sont pas si inhabituelles. «Il y a souvent de petites diminutions», explique-t-on du côté du Comité national contre le tabagisme (CNCT). «Les fabricants rognent leurs marges sur les gammes les moins chères, qu’ils compensent par une évolution inverse sur leurs gammes premium.» Une stratégie commerciale confirmée par l’un des plus grands acteurs du secteur, British American Tobacco France (BAT), propriétaire de Lucky Strike, Vogue ou encore Dunhill, qui parle de «guerre des prix entre cigarettiers».

Mais pour la CNCT, ce mouvement baissier du prix de certains paquets montre une seule chose : que l’industrie du tabac «n’est absolument pas engagée dans une stratégie de réduction de la consommation de cigarettes, contrairement à ce qu’elle affiche régulièrement». Celle-ci fait référence notamment aux déclarations des dirigeants de Philip Morris International (Marlboro, Philip Morris, Chesterfield…), qui ont récemment plaidé pour «un monde sans cigarettes».

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