L’«indemnité inflation» de 100 euros est-elle «une mesure pas immédiate, pas équitable et pas ciblée» ?

LA VÉRIFICATION – L’UFC-Que Choisir n’est pas convaincu par le dispositif présenté jeudi soir par Jean Castex et jugée «simple, juste et efficace» par le gouvernement. Qu’en penser ?

LA QUESTION. Apaiser la grogne. Face à la hausse des prix dans les rayons et à la pompe, le premier ministre a annoncé jeudi soir la distribution prochaine d’une «indemnité inflation» à hauteur de 100 euros par personne. Au total, 38,2 millions de Français devraient pouvoir toucher cette somme, qui vise les salariés, retraités, indépendants ou étudiants qui touchent moins de 2000 euros net par mois.

Voilà donc les contours de la mesure «simple, juste et efficace» que le gouvernement annonçait vouloir mettre en place ces dernières semaines. Une formule encore répétée ce vendredi par le président de la République. Mais «l’indemnité inflation» est loin de faire l’unanimité auprès de l’opposition et des associations de consommateurs. Interrogé sur franceinfo, le président de l’UFC-Que Choisir Alain Bazot a ainsi critiqué : «à vouloir faire trop simple, on prend une mesure qui ne tient pas compte des réelles dépenses». Celui-ci souligne en outre que certaines personnes qui vont toucher l’aide «n’utilisent pratiquement pas de voiture. Ils vont recevoir 100 euros, tant mieux», tandis que d’autres, qui au contraire consomment beaucoup de carburant au quotidien, verront dans ce versement une somme «pas à la hauteur des dépenses».

Ainsi, Alain Bazot balaie d’un revers de main une mesure qu’il juge «pas immédiate, pas équitable, pas ciblée». Ces critiques sont-elles fondées ?

VÉRIFIONS. L’«aide inflation» sera versée, selon les termes de Jean Castex, dans les meilleurs délais. Plus concrètement, les salariés et la majorité

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