Le cache-cou anti-Covid risque de faire fureur sur les pistes cet hiver

Il offre une alternative au masque que devront porter les skieurs pour accéder aux remontées mécaniques.

Casque, masque, gants et re-masque… Avant même que les stations de ski n’ouvrent, la routine 2021 sur les pistes s’annonce périlleuse. Le premier ministre Jean Castex a en effet averti, le 6 novembre en Haute-Savoie, de l’obligation de se couvrir le nez et la bouche de la file d’attente à la descente des télécabines.

Deux monitrices de ski et cofondatrices de la marque Jao Collection, Murielle Potin et Aude Jacquemard, ont trouvé la solution en 2020. Elles ont eu l’idée de convertir un classique tour de cou en masque barrière «homologué et certifié Uns1 [filtration supérieure à 90%]», peut-on lire sur le site de la marque. Pari réussi. Cinq des six premières références du site sont en rupture de stock. Compter 36 euros pour un cache-cou adulte, 33 euros pour les enfants.

«On est passé d’environ 3 à 40 commandes par jour depuis la prise de parole de Jean Castex», commente Murielle Potin. Les deux entrepreneuses, qui s’occupent de la conception, de la sélection des matières de ce modèle «qualitatif», arrivent à faire face à cet afflux car elles avaient prévu. Jao Collection bénéficie du réseau des deux monitrices ESF. «On aimerait simplement que les remontées mécaniques jouent le jeu et contrôlent : le logo justifiant l’homologation doit être apparent», ajoute Murielle Potin.

Un marché en plein essor

Ce juteux marché attire les prétendants : «Notre tour de cou est très prisé des skieurs, mais aussi par ceux qui pratiquent un sport en extérieur», a déclaré Pascal Rochet, co-gérant de l’entreprise Affiches toi à France Bleu. Ce tour de cou (polyester et élasthanne), filtrant à 94%, est vendu 17 euros.

Ce 6 novembre, Jean Castex a aussi annoncé que le passe sanitaire serait obligatoire en station si le taux d’incidence, au niveau national, était supérieur à 200 cas pour 100.000 habitants. Entre le 1er et le 7 novembre en France, le taux d’incidence a bondi de 44%, à 90 cas pour 100.000 habitants, selon Santé publique France.