« Cela relance l’intérêt du grand public pour l’espace »

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Véritable exploit ou coup de com’ ? Dimanche, le milliardaire britannique Richard Branson a passé quelques minutes à la frontière de l’espace, à bord d’un vaisseau de Virgin Galactic. Un voyage dont il rêvait depuis toujours et qui marque un tournant, donnant en quelque sorte le coup d’envoi du tourisme spatial. Pour Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et responsable du pôle « Espace » à la FRS, ce vol est symbolique à plusieurs titres.

« Incarner » la conquête spatiale

D’abord parce qu’il pourrait permettre de relancer l’intérêt du grand public pour la conquête spatiale, ce qui n’était pas arrivé, selon le spécialiste, depuis les missions Apollo. « Depuis des années, l’espace a été marqué par l’exploitation de satellites. On s’est rendus compte que le grand public se désintéressait graduellement », explique-t-il sur Europe 1 dimanche soir. « Le fait d’incarner [cette conquête], que ce soit par le biais des milliardaires ou des astronautes qu’ils transportent, a aussi pour but de relancer l’intérêt du grand public pour l’espace. »

Car Richard Branson n’est pas le seul à se lancer dans l’aventure. Le patron d’Amazon Jeff Bezos doit s’envoler le 20 juillet. Et un autre milliardaire rival, le patron de SpaceX Elon Musk, a décroché un contrat pour emmener les prochains astronautes sur la lune. « On est dans des courses un peu différentes », note Xavier Pasco. Mais dans tous les cas, « on incarne l’espace ».

Les Etats délèguent aux prestataires privés

Dans tous les cas aussi, ces initiatives privées encouragent les Etats à en tirer partie « en déléguant des services ». « Aujourd’hui, un Etat n’achète plus une fusée mais un service de transports », explique Xavier Pasco. « Elon Musk, par exemple, a très bien su tirer partie des besoins de la Nasa en gagnant des contrats. »

Enfin, pour Richard Branson et Jeff Bezos, l’objectif est d’essayer de « peupler l’espace ‘par le bas' », poursuit le directeur de la FRS. Autrement dit, de faire en sorte « qu’un individu de santé moyenne puisse aller dans l’espace », « en faisant des activités pas trop compliquées », et casser l’élitisme des astronautes.

Ce qui ne change pas, en revanche, c’est le symbole que revêt la conquête spatiale. « L’espace demeure un symbole de puissance, de modèle de société compétitif », explique Xavier Pasco. « Pour la Chine comme pour les États-Unis, pour la Russie voire pour l’Inde, c’est aussi un moyen de communiquer sur leur développement, leur état d’avancement dans les technologies. »

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