Getir, le géant turc de la livraison à domicile, à l’assaut du marché français

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Le spécialiste de la livraison express, qui pèse 7,5 milliards d’euros, débarque à Paris et ambitionne de s’implanter dans tout le pays.

Cajoo pour les Français, Gorillas pour les Allemands et Dija pour les Britanniques. L’écosystème de la livraison express de courses à domicile compte depuis lundi un nouveau venu en France, de nationalité turque: Getir. Inconnu au bataillon ? L’entreprise fondée en 2015, pèse 7,5 milliards d’euros. Le fruit de levées de fonds successives, qui s’enchaînent à un rythme effréné depuis début 2021. Elle profite, elle aussi, de l’essor de la livraison à domicile, dans le sillage des géants de la livraison de repas, Uber Eats et Delivroo, qui ont profité de la crise sanitaire pour doper leur croissance.

Sa promesse: des courses livrées en 10 minutes. Pour réaliser cette prouesse logistique, l’entreprise s’appuie sur un maillage de petits entrepôts urbains, avec un nombre de références limitées, un millier de produits environ. Après être devenue leader du marché turque en la matière, l’entreprise part en 2021 à l’international. Londres en janvier, Amsterdam en mai, Berlin et Paris au mois de juin. «Cela fait quatre mois qu’on est installé à Londres: on a commencé avec cinq entrepôts, nous en avons déjà 31, explique Nazim Salur, président et fondateur de l’entreprise. Pour le lancement à Paris nous avons cinq entrepôts, ce qui permet déjà de livrer à plus d’un million de personnes intra-muros. Avec le nombre de clients qui va augmenter, d’ici six mois, il y a aura deux trois nouveaux entrepôts dans la zone couverte par un entrepôt actuellement. Dans un an et demi maximum, on veut couvrir toute la métropole.»

Le dernier est le premier

En Hexagone, l’entreprise promet de se développer sur le territoire national. «Les premiers mois, on va se concentrer sur Paris, poursuit l’entrepreneur. Mais dès la fin de l’année, on commencera notre développement dans d’autres villes. En Turquie, nous sommes passés d’une ville à trente en l’espace d’un an et demi. Mais pour s’étendre sur toute la France, il faut qu’on fasse du bon boulot à Paris d’abord pour que les clients nous fassent confiance.»

Dans un secteur déjà bien saturé, le fleuron turc sort les crocs. «Nous avons créé ce business en Turquie il y a six ans alors que nos concurrents sont de jeunes start-up, annonce Nazim Salur. Nous avons de l’expérience et un savoir-faire sur le traitement de données qu’ils n’ont pas. Ils font des erreurs aujourd’hui que nous avons fait il y a six ans.» L’entreprise vante notamment sur système de machine learning, ces algorithmes qui s’améliorent tout seuls à partir de l’étude des données, qui doit lui permettre de coller aux mieux aux attentes des consommateurs, quartier par quartier.

Promotion des débuts oblige, il y en a pour tout le monde, livreurs compris. «On s’adaptera aux gens s’ils veulent travailler plus longtemps pour nous. Les gens auront l’option d’être indépendants, mais pour ceux qui veulent rester, nous offrons des contrats de travail, assure l’entrepreneur à succès.» Des vélos électriques ou des scooters, ainsi qu’un équipement adéquat seront mis à disposition des employés. « Il y aura de la place pour les coursiers dans nos entrepôts, poursuit Nazim Salur. Il faut qu’ils aient un endroit ou se mettre à l’abri de manière confortable quand ils ne travaillent pas. Si nous ne prenons pas en compte de leur bien-être, les gouvernements nous y contraindront. »

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