la mise en garde de Jean Jouzel face au dérèglement climatique

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INTERVIEW

Alors que déluges et incendies ravagent diverses parties du monde à un rythme effréné entre précipitations exceptionnelles en Chine et en Allemagne et températures délirantes au Canada, 195 pays ont commencé ce lundi l’étude des nouvelles prévisions des experts climat de l’ONU. Un rapport « crucial pour le succès » de la conférence climat COP26 de novembre, et très attendu selon le paléoclimatologue français Jean Jouzel, invité d’Europe 1, lundi soir.

Des années de plus en plus chaudes

« Nous sommes vraiment dans un contexte de réchauffement climatique. Les six dernières années ont été les plus chaudes que nous ayons connu depuis 150 ans et l’élévation du niveau de la mer atteint près de 4 millimètres par an. Donc les choses s’accélèrent », a affirmé le spécialiste qui assure que tous ces évènements avaient été prévus par les précédents rapports du Giec.

Le membre de l’Académie des Sciences, reconnu mondialement pour ses analyses de la glace de l’Antarctique et du Groenland, a également expliqué que les précipitations qui frappent notamment l’Allemagne et la Belgique ces dernières semaines sont analysées par les scientifiques, mais nécessitent du recul. « On est en train de regarder si ce type d’évènement peut ou non être attribué à l’activité humaine. Et ça prend plus de temps pour les précipitations que pour les records de chaleur », a précisé le climatologue.

Des émissions qui repartent à la hausse avec la pandémie

Alors que certaines prévisions projettent des températures de plus de 50 degrés en France à partir de 2050, cette possibilité est tout à fait envisageable, selon Jean Jouzel. « On peut l’appréhender dans un contexte de réchauffement climatique de l’ordre de trois degrés, ce qui est malheureusement possible puisque ce sont les trajectoires vers lesquelles nous allons collectivement », a-t-il regretté.

Pour lui en effet, « tout le monde sait » ce qu’il faut faire mais « personne ne le réalise ». « Pour avoir des chances d’atteindre la neutralité carbone en 2050, il faudrait diminuer de 7% à l’échelle planétaire nos émissions chaque année d’ici 2030, a poursuivi Jean Jouzel. Mais ce n’est pas ce que l’on fait puisque les émissions sont reparties à la hausse à la sortie de la pandémie ». « Finalement, le monde d’après est comme le monde d’avant », a conclu le climatologue. « Cela veut dire que malgré les grands discours, on repart sur les trajectoires que nous avions dans les années 2010. »

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