deux semaines après son décollage, il est entièrement déployé

Europe 1

avec AFP
17h50, le 08 janvier 2022, modifié à
17h51, le 08 janvier 2022
La première de ces deux ailes a été déployée vendredi et la seconde s’est ouverte samedi matin, comme prévu, a annoncé la Nasa. Les équipes de l’agence spatiale continuaient toutefois à la verrouiller en place, afin de la sécuriser de façon définitive. « Je suis ému », a déclaré le responsable des missions scientifiques à la Nasa.

Le télescope spatial James Webb
a achevé avec succès samedi la dernière étape de son déploiement, avec celui de son miroir principal, et se trouve désormais dans sa configuration finale pour pouvoir commencer, dans un peu plus de cinq mois, son exploration du cosmos. L’emblématique miroir principal du télescope mesure environ 6,5 mètres de diamètre et était donc trop grand pour entrer tel quel dans une fusée lors de son décollage, il y a deux semaines. Ses deux côtés avaient ainsi dû être repliés vers l’arrière. La première de ces deux ailes a été déployée vendredi et la seconde s’est ouverte samedi matin, comme prévu, a annoncé la Nasa. Les équipes de l’agence spatiale continuaient toutefois à la verrouiller en place, afin de la sécuriser de façon définitive.

Une « étape extraordinaire »

« Je suis ému », a déclaré en direct par vidéo Thomas Zurbuchen, responsable des missions scientifiques à la Nasa. « Quelle étape extraordinaire. » Le déploiement dans l’espace d’un tel télescope, non seulement de ses miroirs, mais aussi de son bouclier thermique plus tôt cette semaine
, était une procédure ultra-périlleuse qui n’avait jamais été réalisée par le passé. Les astronomes du monde entier peuvent aujourd’hui pousser un grand soupir de soulagement, la mission semblant à présent en très bonne voie de réussite.

Avant d’être opérationnel, le télescope devra toutefois encore atteindre son orbite finale à 1,5 million de kilomètres de la Terre et les instruments scientifiques devront continuer à refroidir avant d’être très précisément calibrés. Observatoire spatial le plus puissant
jamais conçu, James Webb doit notamment permettre d’observer les premières galaxies, formées seulement environ 200 millions d’années après le Big Bang. Il est piloté depuis Baltimore, sur la côte Est américaine. La Nasa retransmettait samedi matin en direct les images de la salle de contrôle, où des dizaines d’ingénieurs ont applaudi de joie à l’annonce du déploiement complet.