La consommation de fruits et légumes souffre du déclin du fait maison

Si, pendant les deux confinements de 2020 et le couvre-feu de 2021, les Français se sont remis aux fourneaux, l’heure est désormais au retour du pratique et du «vite fait».

Gâteaux, clafoutis, salades de fruits frais, ratatouilles ou tians de légumes… Si, pendant les deux confinements de 2020 et le couvre-feu de 2021, les Français se sont remis aux fourneaux, l’heure est désormais au retour du pratique et du «vite fait». Selon l’interprofession des fruits et légumes frais Interfel, la consommation de ces derniers a ainsi connu un brutal coup d’arrêt depuis l’automne.

Un décrochage tel que l’activité de la filière,qui se tenait plutôt bien jusqu’après l’été, a terminé 2021 en baisse de 3,7 % par rapport à 2020. Pour les fruits et légumes bios, plus chers, la chute atteint même 11 % en 2021 et le chiffre d’affaires est retombé sous ses niveaux d’avant-crise (- 1 %). «Ce gros coup de fatigue vient du ralentissement du fait maison. Les dépenses pour les produits tout prêts ont augmenté de 5 % l’an passé, quand celles desproduits à cuisiner ont reculé de 2,2 %, analyse Laurent Grandin, à la tête d’Interfel. Si les prix des fruits et légumes n’ont augmenté que de 0,7 % sur un an, subsiste aussi l’idée, générale mais inexacte, que les prix de ces denrées ont beaucoup progressé.»

Les étals de fruits et légumes frais ne sont d’ailleurs pas les seuls à souffrirde cette désaffection des Français pour le fait maison. Selon le panéliste Nielsen, plats cuisinés et sandwichs ont été l’an dernier dans le top 3 des produits les plus dynamiques en grandes surfaces. Tandis queles ingrédients stars de 2020 utilisés pour faire la cuisine (œufs, lait, pâtes, beurre…) ont été les plus grands contributeurs au léger recul du chiffre d’affaires en grande distribution(- 0,3 %).