de plus en plus de jeunes séduits par la filière

Océane Théard, édité par Thibault Nadal
06h00, le 23 février 2022, modifié à
06h28, le 23 février 2022

REPORTAGE

Une salle des machines, un vestiaire, des murs recouverts de valves et de robinets rouges et verts. Cette salle du centre de formation Onet Technologies dans le Loiret, a tout d’une vraie centrale EDF. Hamid, le formateur, guide un petit groupe d’une dizaine de stagiaires formés, entre autres, à la radioprotection.

 

Crédit : Océane Théard

Premier arrêt, le vestiaire où les stagiaires enfilent leur équipement : combinaison blanche, lunettes de protection, chaussures… « Mickaël, ton badge doit être bien visible dans ta poche », rappelle Hamid. Les gestes sont parfois maladroits, et pour cause : la plupart des stagiaires débutent. Sur les 4000 personnes suivant cette formation chaque année, près de la moitié découvre la filière.

© Océane Théard

Crédit : Océane Théard

« J’aime bien ce qui est dangereux »

Des jeunes profils, comme celui de Lisa, 19 ans, cheveux bruns et trait d’eye-liner soigné. Elle a abandonné ses études de soins et services à la personne pour commencer une carrière dans le nucléaire, comme son père et son oncle. « J’aime beaucoup tout le principe de la centrale. Ce qui est dangereux j’aime bien. À tout moment, il peut y avoir une explosion », explique la jeune fille.

Ce qui a plutôt séduit Sami, ancien vendeur de 27 ans, ce sont les perspectives qu’offrent le secteur. « Moi qui étais à la recherche de stabilité, je savais qu’en m’engageant dans le secteur du nucléaire, c’était quelque chose qui allait me convenir. Ça recrute beaucoup », se réjouit Sami, son bonnet en laine enfoncé jusqu’aux yeux.

EDF souhaite créer 15.000 postes d’ici à 2024

Des CV de jeunes parfois à peine sortis d’école, Élodie Volle, directrice des ressources humaines d’Onet Technologies en reçoit de plus en plus. Sur les 300 recrutements de la société l’année dernière, près d’un tiers avaient entre 18 et 25 ans. « Aujourd’hui on a des opportunités pour tous ! Que ce soit pour des postes d’ouvriers, de cadres, de techniciens. Nous allons attirer de plus en plus, sur tous niveaux de compétences. Ce n’est que le début, j’ai envie de vous dire », s’enthousiasme Élodie Volle.

Et les recrutements devraient exploser dans les prochaines années avec la création de nouveaux réacteurs nucléaire. EDF a par exemple prévu de créer plus de 15 000 postes d’ici à 2024.