face à la flambée de la facture, pourrait-on «bloquer les prix» ?

LA VÉRIFICATION – Plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont appelé à geler les prix des carburants. Mais est-ce faisable ?

LA QUESTION. Alors que la guerre menée par la Russie en Ukraine devient de plus en plus violente, l’économie mondiale retient son souffle. Conséquence du conflit, les cours du pétrole, du gaz naturel et de matières premières comme l’aluminium, le blé et le nickel flambent. Les ménages ressentent d’ores et déjà les premiers effets de la crise : dans l’Hexagone, les prix des carburants pulvérisent leurs précédents records, atteignant, mardi, jusqu’à 2,65 euros le litre de gazole dans les Bouches-du-Rhône, 2,47 euros dans l’Ain et 2,38 euros dans le Gard. De quoi grever le budget des Français.

Aux grands maux, les grands remèdes : certains candidats à la présidentielle ont appelé l’exécutif à prendre des mesures d’urgence pour soulager le portefeuille de nos concitoyens. Ce week-end, lors d’un meeting à Toulon, Eric Zemmour a ainsi défendu un blocage du prix du litre de carburant à 1,8 euro. «L’État doit garantir à chaque Français un prix décent. C’est pourquoi, face à l’envolée des prix à la pompe, je bloquerais les prix des carburants à son niveau d’avant-crise», a promis le candidat de Reconquête! Une idée déjà avancée par Jean-Luc Mélenchon et son parti, La France insoumise.

Mais cette piste est-elle légale ? Et quelles pourraient être les conséquences de cette politique ?

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