Tazita, la nouvelle enseigne de distribution qui arrive en France

La marque souhaite implanter 300 magasins sur le territoire français d’ici 2026/2027.

La grande distribution devrait voir l’arrivée d’un nouvel acteur en France. D’après Libre Service Actualités (LSA), l’enseigne Tazita souhaite ouvrir 300 magasins à l’horizon 2026-2027, dont les premiers arriveront dès le mois de septembre. À titre de comparaison, les groupes concurrentiels comme Leclerc ou Système U détiennent respectivement 721 et 1601 magasins français.

Pour son lancement, Tazita compte ouvrir une vingtaine de magasins, «puis cinq à dix nouveaux points de vente chaque mois», indique Fabrice Gerber. Cet entrepreneur est un ancien directeur de magasin chez Leclerc, passé aussi par Aldi et Système U. Les premières implantations seront dirigées vers le sud de la France comme à Perpignan, Nîmes ou Marignane. Le bassin lyonnais verra aussi l’arrivée de Tazita d’ici la fin de l’année.

70% de «made in France»

Les boutiques seront implantées en périphéries de communes moyennes, entre 8.000 et 12.000 habitants. Sur les 300 magasins à terme, 240 proposeront des produits essentiellement alimentaires (60%) avec plus de 7.500 références et 70% de «made in France». Concernant la qualité des marchandises, les produits frais représenteront deux produits sur dix tandis que le bio concernera 5% des références.

Les marques blanches et les marques distributeurs seront mises en avant car elles représenteront huit produits sur dix. Des stands de boulangerie devraient aussi être implantés dans les enseignes Tazita. Pour les 60 magasins restants, il s’agira d’espaces de 3.000 mètres carrés où aucun produit alimentaire ne sera vendu. Tazita proposera du textile, comme du linge de maison ou des vêtements pour homme, femme et enfant.

Pour construire ces 300 magasins, la nouvelle enseigne a besoin de fonds, qui s’élèvent à hauteur de 150 millions d’euros. Dans son article, LSA précise que Tazita ne se dirigera pas vers les banques mais plutôt vers des fournisseurs, qui deviendraient aussi des investisseurs. Ainsi, «pour devenir fournisseur de la marque, la prise de participation sera obligatoire jusqu’au 80ème point de vente», indique Fabrice Gerber, et 25% des bénéfices leur reviendraient directement. Ce système coopératif aurait déjà séduit 150 fournisseurs comme le boucher Bigard ou le traiteur Pierre Martinet.

Tazita espère ainsi atteindre un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros par an et par magasin, soit potentiellement deux milliards d’euros en 2026/2027. Pour y parvenir, la marque mise sur un panier moyen de 35 euros acheté par les consommateurs. Ces objectifs paraissent ambitieux, notamment car le chiffre d’affaires de Franprix s’élève à 1,5 milliard d’euros chaque année. Avant l’ouverture de ses magasins physiques, Tazita devrait lancer son site d’e-commerce dans les prochains mois.