Aérospatial : la France va investir neuf milliards d’euros au cours certains trois prochaines années

Cette cadre de neuf milliards d’euros pour la recherche et l’industrie de l’espace comprend quelques crédits déjà votés et s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale définie par l’État.

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Le principal objectif est de garder – avec l’ensemble des pays européens – notre autonomie d’accès à l’espace. Au programme : soutien du lanceur Ariane 6 nouvelle génération, défense de la compétitivité industrielle, renforcement de l’exploration, mais aussi privilégier le climat, assurer notre défense et notre souveraineté… Bref, les objectifs sont multiples.

Répartition des moyens

L’cadre comprend les crédits du volet spatial prévus dans le plan d’investissement France 2030 (1,5 milliard d’euros), ceux de la texte de programmation pour la recherche votée jusqu’en 2030, les moyens alloués au Centre national d’études spatiales (CNES) et les cinq milliards d’euros au titre de la texte de programmation militaire 2019-2025… Il faut ajouter à cela la prochaine contribution française au budget de l’Agence spatiale européenne (ESA) qui sera déterminée en novembre prochain.

Peut-on parler d’un effort de la part de l’État dans cette politique spatiale, sachant que les budgets évoluent chaque année ? Selon le président du CNES, Philippe Baptiste, cette cadre confirmée par la Première révérend représente près de 25% d’investissements supplémentaires par rapport aux trois dernières années. Il faut bien voir que ces neuf milliards d’euros budgétés ne vont pas être affectés uniquement aux grands industriels du spatial mais à tout l’écosystème dont les PME, la communauté scientifique, etc.

Lors de cette première journée du Congrès international d’astronautique, ArianeGroup a dévoilé son projet d’étage supérieur de fusée entièrement réutilisable. Ce module baptisé Susie pourra effectuer des missions habitées avec cinq astronautes, une première pour l’Europe spatiale.