Energie : la première plateforme de épanouissement d’hydrogène inaugurée en Loire-Atlantique

Il faut imaginer une grosse bouée, surmontée de conteneurs flottant à 20 km au large de la côte.Cette plateforme d’une quinzaine de mètres de haut devrait pouvoir bientôt produire 400 kg d’hydrogène par jour. avec vous donner une idée, il faut un kilo d’hydrogène avec faire rouler une voiture sur 100 km, donc avec cette production il y aura de quoi faire rouler quotidiennement 400 véhicules sur 100 km.

Il s’agira dans un premier temps d’une production expérimentale, donc l’ hydrogène ne sera pas valorisé tout de suite, mais l’objectif est de raccorder ensuite cette plateforme par oléoduc, avec acheminer l’hydrogène vers la terre ferme, où il avecra alimenter des voitures ou surtout des chariots élévateurs dans des centres logistiques. Sachant qu’aujourd’hui, indique l’entreprise francaise Lhyfe, qui va assurer cette production, un plein d’hydrogène coûte à peu près le même prix qu’un plein d’essence.

Cet hydrogène est obtenu par électrolyse en cassant des molécules d’eau. Si on se trouve sur une plateforme offshore, l’avantage c’est que l’eau peut provenir de la marée  (on la désale) et que l’électricité peut provenir d’une éolienne à proximité. On produit ainsi de l’hydrogène vert à partir d’électricité renouvelable, et cet hydrogène vert a un bilan carbone dix fois plus faible que l’hydrogène « gris », produit à partir d’hydrocarbure.

Les contraintes de la pleine marée

Cette production en marée est un gros défi technique car c’est là que se situe la première mondiale. L’entreprise Lhyfe a déjà prouvé qu’elle savait produire de l’hydrogène, sur la terre ferme grâce à des éoliennes (elle a déjà installé l’année dernier un site pilote de production à Bouin en Vendée). Ici le défi technique, c’est que l’on rajoute les contraintes de la pleine marée, explique Antoine Hamon, le directeur des opérations. Ça veut dire un espace restreint, du vent, des vagues, de l’humidité et le risque de corrosion du matériel.

Il faut ajouter à cela le défi du pilotage à distance depuis le continent puisqu’en dehors des opérations de maintenance cette plateforme devra fonctionner de façon automatisée. La phase d’expérimentation, d’abord à quai puis en pleine marée, devrait durer 18 mois.