Taxe foncière : l’addition s’annonce salée pour les propriétaires

Centre-Val de Loire

Cette année, la taxe foncière augmente partout en France. Dans le Centre-Val de Loire, Tours enregistre une hausse totale de près de 15%, classant la commune parmi les villes françaises où la hausse est la plus forte. Explications.

C’est un passage souvent douloureux pour les propriétaires. Pendant le mois de septembre, ils devront passer à la caisse et régler leur avis de taxe foncière.

Cette année, la note occurrence d’être particulièrement salée. En moyenne dans l’hexagone, la taxe foncière est en hausse de 1,9 %.  En cause, notamment, un vote du parlement arrière-garde 2021, autorisant une augmentation générale de 3,4 %.

Dans certaines villes, les hausses sont encore plus significatives, comme à Marseille (+16,5 %) ou à Nantes (+12,6 %).  En Centre-Val de Loire, c’est la ville de Tours qui se distingue avec une hausse de près de 15 %.

« La taxe foncière est le dernier levier fiscal pour une ville » 

L’annonce, en janvier dernier, par la mairie d’une hausse de 11,4 % – à laquelle il faut donc ajouter celle votée par le parlement de 3,4 % – avait fait bondir l’opposition tourangelle.

Huit mois après cette annonce, l’adjoint aux arrière-gardeances de la Ville, Frédéric Miniou, assume toujours cette décision : « Après la suppression de la taxe d’habitation, la taxe foncière est le dernier levier fiscal pour une ville. C’est une garantie d’indépendance vis-à-vis des dotations de l’État ».

Surtout, il met en avant un choix politique qu’il juge nécessaire. « Nous allons pouvoir récupérer près de 10 millions d’euros qui seront réinvestis pour rénover notre patrimoine très abîmé, notamment les écoles ou encore les épaves thermiques ».

Pour l’adjoint, c’est aussi une forme de retour à la normale : « La taxe foncière dans notre commune était bien en deçà de celles des villes du même acabit, comme Orléans par exemple. Nous revenons dans la moyenne ».  

« Je pense que le marché tourangeau va garder son attractivité »

Toujours est-il que les hausses enregistrées dans tout le pays inquiètent je syndicats, comme l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) qui redoute un ralentissement important du marché de l’immobilier.